Comprendre le digital

L’arborescence de votre site peut faire fuir vos visiteurs

Avoir un beau site qui en jette, bourré d’interactions, de belles photos et de contenus aguicheurs ne fait pas tout. Loin de là. Souvent, on oublie le principal : l’arborescence.

Qu’est ce que l’arborescence ?

L’arborescence, c’est le point vital de votre site. C’est « l’arbre » de vos pages, les racines (oui, on va bcp imager cet article), bref, c’est la base.

Une arborescence, c’est la liste de toutes vos pages résumées. Elle va permettre de construire un site logique qui reposera sur les besoins de vos utilisateurs mais pas que. Elle vous permettra aussi de mettre en avant les contenus que vous souhaitez prioriser parce qu’ils sont primordiaux pour vous.

Une arborescence se traduit par un schéma dans lequel vous allez lier vos pages les unes avec les autres. Vous verrez en un instant :

  • Le contenu qui se répète
  • Les pages dites « fantômes » (qui n’apparaissent nul part mais sur lesquelles on se doit de pouvoir aller)
  • La logique (ou non) de votre site
  • Les liaisons et liens internes aux pages.

Une arborescence se fait par niveaux. Vous aurez un niveau 1 qui est souvent la page d’accueil et dans les niveaux suivants, vous aurez toutes les pages rattachées à l’accueil (donc présentes dans le menu). Évidemment (enfonçons des portes ouvertes), toutes les pages présentes dans l’arborescence doivent être disponibles sur toutes les pages (et donc le fameux menu que l’on maltraite très souvent)

Les arborescences sont plus ou moins compliquées d’un site à l’autre et c’est la complexité sur laquelle on va travailler pour la rendre le plus simple possible et la plus compréhensible possible.

Alors non, ce n’est pas joli, ce n’est pas le plus fou fou des travaux à faire lors de la conception, mais c’est sans doute le plus important.

Pourquoi une arborescence ne se fait pas en 2min ?

Souvent, quand on refait des sites dans notre agence, on se retrouve face à une équipe marketing qui sait (elle) !

Elle arrive avec une arborescence complexe, réfléchie, travaillée et surtout validée par le N+21. Et vous aurez beau leur prouver par A+B qu’elle n’est pas logique, qu’elle est trop lourde ou trop complexe, vous parlerez à des murs.

Et la finalité « on l’a validé comme ça » c’est se tirer une balle dans le pied avant même que votre projet ne voit le jour.

Pour créer une arborescence, vous devez d’abord vous poser la question ultime : Que vais-je raconter à mes utilisateurs ?

Sans aller jusque dans le story telling, le but d’un site est quand même de faire passer une information que ce soit : on est trop gentils, on a des produits trop cool, on est un resto trop top.

Mais cette information cruciale pour vous peut se perdre dans les méandres de votre site, juste parce que vous n’aurez pas su correctement guider l’utilisateur.

Il faut vous dire que pour faire passer un message, il va vous falloir prendre l’utilisateur par la main. Combien de fois vous avez râlé en navigant sur un site, vous avez abandonné, vous vous êtes énervé parce que vous ne trouviez pas l’information que vous cherchiez ? eh bien c’est souvent la faute d’une arborescence mal faite.

Mais alors, comment construire mon arborescence ?

Rien de plus simple !

1 – Pour construire votre arborescence, commencez par faire la liste de vos contenus.

Dans mon site, je vais avoir, une page avec les nouveautés, une page qui parle de moi, une page avec mes produits, une page avec les gens qui m’ont déjà fait confiance, une page pour me contacter …

Toutes ces pages, il faut les lister quelque part.

Une fois qu’on a ça, on va pouvoir commencer l’arborescence. 

2- Evitons le menu du restaurant chinois !

Pour vous, toutes les pages sont importantes. Il faut AB-SO-LU-MENT qu’elles apparaissent dans votre menu, au niveau 2 en gros, en rouge, en gras et clignotant pour qu’on soit sur de ne pas les rater.

Mais à faire comme ça, on en arrive vite à embrouiller les esprits. C’est un peu comme lorsque vous allez au resto chinois et qu’il y a 43 menus différents, 75 plats à la carte. Que choisir ? Qu’est-ce qui est le mieux, le plus important ? Vous êtes complètement livré à vous même et c’est ça que l’on veut éviter dans votre site.

Alors que faire ? Un juste milieu ? NON

Il existe une loi d’ergonomie (bon, il en existe bien plus qu’une, mais dans le cas de l’arborescence, il y en a une à respecter obligatoirement), c’est le nombre magique de Miller.

Monsieur Miller, psychologue cognitif Américain nous dit que le nombre magique, c’est 7 plus ou moins 2. Pourquoi 7 ? tout simplement parce que notre capacité à choisir est limitée. Je m’explique : plus on a le choix, plus on met de temps à choisir parce qu’on pèse le pour et le contre. Et dans le digital, plus on met de temps à choisir, pls il y a de chances qu’on abandonne (tout simplement).

Pensez que l’internaute cherche une information précise. Il ne va pas s’amuser à parcourir votre site juste pour vous faire plaisir. Et s’il ne voit pas ce qu’il cherche rapidement, il ira chercher ailleurs.

3- Parlez avec des mots compréhensibles et ne les perdez pas exprès

Pas la peine de mettre des mots compliqués sur ce qui n’en est pas. Il faut aller droit au but (digital et poésie ne sont pas souvent compatibles) et surtout montrer à vos visiteurs que vous savez ce qu’ils cherchent et que vous les avez compris.

Vous présentez votre produit ? Pas la peine de faire passer l’utilisateur par tout un schéma complexe qui l’amènera à découvrir votre entreprise et les personnes qui vous font confiance avant d’arriver (enfin) sur votre page produit. Un bon vieil item “produits” dans le menu, et hop, le visiteur saura où aller.

Il faut bien penser à une chose : votre visiteur aime avoir le contrôle sur sa navigation. Donc pas d’entourloupe, pas de redirections redondantes, pas de pages sans issues et surtout, pas de pages qui parlent d’autre chose.

Pour faire une arborescence qui se tienne, n’hésitez pas à imaginer différents scénarios. Posez-vous la question : que recherche mon visiteur, ou mieux, allez directement lui demander. Ça vous permettra de ne pas passer à côté de quelque chose d’important. Et surtout, si on vous dit “ça ne va pas”. Ce n’est pas pour vous faire chier, c’est pour vous aider.

 

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