Ma vie en agence

Le temps, c’est de l’argent, mais pas que …

Quand on travaille pour des secteurs un peu particuliers on a des clients un peu particuliers. Souvent, ils ne sont pas à l’aise avec le digital.

Les clients ont souvent des idées plus ou moins précises sur ce qu’ils veulent. Ils attendent que l’on réalise leur souhaits

Souvent nous avons à faire à des équipes marketing qui pensent en terme d’attraction du prospect et de rentabilité tout en demandant quelque chose de moins cher mais qui prendra toujours plus de temps.

Alors on essaie d’être le plus juste possible entre nos coûts et leurs attentes et on en oublie quelque chose de fondamental : le développement.

Combien de fois je me suis retrouvée dans ce cas très inconfortable du « c’est compliqué », « il me faut plus de temps (et donc plus de moyens) pour faire ça ». Dans ce cas de figure, deux choix : trouver une solution qui s’approche de ce qu’on veut faire mais forcément déceptive ou retourner voir le client, tête basse, pour lui annoncer que ce qu’il a fait valider à son N+21 n’est finalement pas possible.

Tout cela aurait, bien sûr, pu être évité plutôt facilement.

Notre deuxième erreur : ne pas demander l’avis du développeur avant celui du client.

Souvent, il faut faire vite. Les clients veulent voir la fin de leur projet arriver, et non attendre qu’on se soit mis d’accord en interne sur ce que l’on va présenter. En un sens, ils ont raison. Leur projet est un peu comme un cadeau de noël. Ils ont hâte d’ouvrir la boite, de le déballer et de jouer avec.

Et, quelque part, nous aussi. Concevoir un site, une plateforme web ou une application nous donne l’envie de le tenir entre nos mains. Alors on se dépêche et au lieu de prendre le temps de bien valider en interne, on se dit que nos développeurs sont un savant mélange de flash Gordon et de Superman.

Et même s’ils le sont, ils ne peuvent pas toujours résoudre le problème. Parfois, les technologies actuelles ne sont pas adaptées parfaitement à nos ambitions. Ils auront beau se décarcasser, ils y a des choses qu’ils ne peuvent pas maitriser.

Notre troisième erreur : ne pas accepter l’imparfait.

Il y a des choses qui se font sur le web et des choses qui ne se font pas. Tous les ordinateurs / tablettes / mobiles sont différents et le rendu ne sera jamais comme l’image parfaite et si bien cadrée que l’on s’en fait au début. On s’en rapproche au maximum, mais un site, une plateforme, ça vie.

Imaginez votre enfant. Vous l’avez mis au monde, il est parfait à vos yeux. Mais il va grandir, faire son propre chemin et vous ne pourrez pas lui imposer toute sa vie d’être le parfait nourrisson à qui vous avez donné naissance. Il faut le laisser vivre. Le surveiller, le guider mais surtout le laisser vivre.

Et prendre soin de son enfant, de son produit, ça prend du temps …

La solution : Prendre le temps de faire les choses.

La qualité et la rapidité ne vont pas de paire. Pas dans le digital. Alors oui, je sais que tout évolue rapidement, qu’il faut être à la pointe de tout pour être le plus visible possible. Mais ce n’est pas en faisant les choses rapidement que le rendu sera le plus qualitatif.

Prendre le temps de concevoir, de se mettre d’accord sur un produit réaliste et attractif ; Prendre le temps de développer tout ça correctement ; c’est savoir dès le début que le projet aura du retard.

Ce n’est pas grave.

Personne ne meurt pour un mois ou deux de retard. Simplement, la version finale sera plus proche de ce que nous avions imaginé ensemble…

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